« Une performance inédite et vivante. Une forme théâtrale, graphique et sonore où se télescopent différentes sensibilités artistiques. »
Un texte : composé de nombreux poèmes classiques et contemporains (Oscar Wilde, Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Vladimir Maïakovski, Jean-François Jacq), le déroulé narratif expose l’histoire d’un Amour fou.

L’histoire d’un homme dont la passion pour une femme s’avère sans issue. Marie s’est amusée avec notre protagoniste mais cette dernière finira par se marier avec un autre. C’est au prix d’un long voyage « intérieur » et d’une lutte intense avec ses démons que notre anti-héros réapprendra à vivre. Et entrevoir un avenir possible sans sa promise. Tel est le canevas écrit de notre spectacle. Tel est le support que Sylvain Daïanu habite et incarne par le biais d’une lecture possédée.

Une peinture : la performance s’ouvre sur une toile blanche. Lumières. Musique. Voix. Départ ! Notre graphiste saisit alors ses instruments et donne corps et image à l’environnement qui l’entoure. Les notes sont aiguës ?
Les traits seront rouge vif. Le rythme soutenu ? Les courbes plus marquées. Mike Rouault bouge devant sa partenaire de toile, la malaxe, la triture. Son expression est figurative. Son trait rapide et assuré. Son inspiration ? Elle puise, entre autres, dans l’œuvre de Druillet, l’art Russe du début XXe, la gravure sur bois. Avec pour seul objectif la mise en forme définitive d’un tableau unique… en l’espace d’une heure.

Une bande-son : blues sonique, pop rugueuse, envolée mélancolique et boucles hypnotiques. Marc Burian et Franck Lalanne, respectivement batteur et guitariste d' »Abus d’Obus », s’emparent de ce collage littéraire pour varier les ambiances sonores. A chaque tableau sa « patte », à chaque interrogation du personnage son décor sonore et intime, à chaque coup de pinceau, son solo.
Et quand notre Amoureux exulte, la rythmique s’affole et les riffs cavalcadent. Regards. Échanges. Le binôme se cale sur le texte et la production graphique. Ou est-ce l’inverse ? Tout répond à tout. Le groupe prend de la hauteur chez les auteurs.
Mais la volonté d’un rock accessible pour le plus large public, chez nos deux musiciens, demeure omniprésente.
Extrait du texte de « Marie » de Vladimir Maïakovski :
Au final, un voyage romantique, pictural et sensitif où les sens de l’audience sont convoqués.

